Vincent Auger m'a communiqué des photos de la rencontre dont j'ai parlé dans le message précédent.

Celle ci-dessus illustre bien* en devenir la situation précédemment exposée.
* Enfin, quand je dis "bien" c'est à condition de voir la photo en entier (ici elle semble tronquée).
Le cas échéant la faire glisser sur votre écran pour la découvrir en entier. La photo le rend mal mais la position espagnole est sur une élévation parallèle à la route à 1 UD.
Mes trois réservistes sortis du bois se sont reformés, le Fusilier qui tient le centre va passer en ligne avant l'attaque.
Les trois escadrons du 3e LWK de Silésie arrivent au grand trot et vont charger dans la foulée pour empêcher toute interférence visant à neutraliser l'attaque prussienne contre le groupement espagnol autour de son artillerie.
Les malheureux LWK ne savent pas ce qui les attend mais feront bravement leur devoir, permettant la réussite de l'attaque du régiment de réservistes menés par le général Hirschfeld en personne.
L'escadron de Cazadores au premier plan viendra flanquer le bataillon de gauche, au niveau duquel reculera son bataillon central tandis que la batterie tournera une section de deux pièces face à la menace en approche et ouvrira le feu, occasionnant des pertes au bataillon prussien de droite.
Au tour suivant mon ordre mixte attaque ; la ligne et le bataillon de droite en Marche Au Feu (l'escadron ENI empêchant de charger) contre les Ligéros espagnols, et le bataillon de gauche en attaque contre la section d'artillerie...
L'ennemi décide de contre-charger mais sera stoppé par le feu des Fusiliers et Mousquetaires tandis que le feu de la section d'artillerie sera par suite insuffisant pour empêcher sa capture et, plus grave, celle des trois autres sections prises de flanc dans la foulée.
Ce résultat a aussi été rendu possible parce-que la batterie espagnole, au lieu de se concentrer sur l'attaque des réservistes, a choisi de massacrer à (presque) bout-portant le malheureux bataillon de Landwehr de Silésie venant de sortir du bois et qui ne pouvait rien faire, devant se reformer avant.
Bref, encore un sacrifice pour la bonne cause qui a, au moins, porté ses fruits au profit des réservistes, qui ne remercieront même pas les Landwehriens repartis en courant dans les bois... Les lâches !
Diégo Mané