Le 9e Régiment d'infanterie légère

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Le 9e Régiment d'infanterie légère

Messagepar KATARZYNSKI Nicolas sur 10 Juil 2021, 14:01

Yo tout le monde.


Après un an d'attente, j'ai pu enfin recevoir des photos du contrat de remplacement militaire en 1812.

En échange de 6400 francs, le remplaçant a accepté de remplacer le futur remplacé. Comme je viens de recevoir ce contrat, je ne connais pas encore le parcours militaire du remplaçant (de t'façon, une recherche dans les contrôles de troupe au SHD ne se fera pas avant fin août ou septembre).

En revanche, le contrat notarial a donné deux précieuses indications sur l'unité à laquelle il appartient, le 9e Régiment d'infanterie légère :

- A la date du 24/05/1812, je lis "depuis le 15 mars dernier, époque de sa réception sous les trapeaux du neuvième régiment d'infanterie légère, dans lequel le d. sr. Gallet est incorporé".
- Plus tard, le 15/06/1813, je vois ainsi "actuellement caporal en la compagnie des voltigeurs du neuvième Régiment troisième bataillon".


Bref, il se trouvait au 9e léger entre 1812 et 1813. Je ne connais pas la suite de son parcours militaire mais je sais qu'il est toujours militaire de 1817 à 1821 sans malheureusement connaitre son unité.

En attendant, j'ai effectué de rapides recherches. Grâce au site de J. Berjaud que vous connaissez sans doute (http://frederic.berjaud.free.fr/Article ... _leger.htm), je sais que l'unité se trouve en Espagne en 1812. Puis, l'unité se scinde en deux, les premiers bataillons se trouvant au même lieu, les autres sont dirigés en Allemagne en 1813. Si j'ai bien lu entre les lignes, les 3e et 4e bataillons sous les ordres du major Mouret, 11e division Ricard, se trouvent en Allemagne. Or, mon gars fait partie du 3e bataillon. Ce régiment a participé à plusieurs batailles dont la fameuse bataille de Leipzig. Cependant, j'ai cru comprendre que le 3e Corps de Souham est intervenu à la fin de la bataille le 17 octobre, notamment à Schönefeld.

Comme je ne connais pas la suite militaire du gars, je m'arrête à 1813. Juste deux petites questions :

- Le lieu du dépôt se situe bien à Longwy, n'est-ce pas ?
- En dehors de ce site Berjaud, est-ce que vous auriez des éléments sur ce régiment à compléter pour les années 1812 et 1813 ? Et même en 1814, si vous voulez bien ?


Je vous remercie d'avance pour vos réponses.

Cordialement.
KATARZYNSKI Nicolas
 
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Re: Le 9e Régiment d'infanterie légère

Messagepar LE LAN Bernard sur 11 Juil 2021, 05:13

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Pour le reste, je ne sais pas... :?
B2L
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Re: Le 9e Régiment d'infanterie légère

Messagepar KATARZYNSKI Nicolas sur 11 Juil 2021, 12:16

Merci B. Le Lan pour votre réponse. ^^

Ce n'est pas grave que vous ne sachiez pas pour le reste. Vous venez de répondre à ma première question. ^^


Cordialement.
KATARZYNSKI Nicolas
 
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Re: Le 9e Régiment d'infanterie légère

Messagepar MANÉ Diégo sur 11 Juil 2021, 17:03

Pour « le reste », Nicolas, il est fort bien traité dans le site de Frédéric Berjaud (salut l’ami !).

Compte tenu de sa date d’incorporation à Longwy, et de la situation particulière des bataillons du 9e légère, il est probable que votre conscrit n’aura pas vu le feu en 1812.

Pour 1813 et 1814 cela change, durement. Le régiment fera partie de la 11e Division au IIIe corps de Ney puis Souham en 1813, et 8e division au VIe corps de Marmont en 1814, mais toujours sous les ordres du même divisionnaire, Ricard.

Il participera avec ses IIIe et IVe, puis VIe Bons, aux quatre engagements majeurs ci-dessous.

1813/05/02 : Lützen, avec 1245 h/2 Bons, perdant 12 officiers (Le IIIe CA perdit 12000 h).

Extrait de mon « Mai 1813, Lützen et Bautzen, victoires sans fruits »

http://www.planete-napoleon.com/docs/18 ... autzen.pdf

"La division Ricard, la quatrième du corps de Neÿ, est lancée dans le quadrilatère, soutenue par ce que l’Empereur à pu rallier des trois autres divisions qu’il mène lui-même au combat. Trois des quatre villages sont repris et Neÿ continue sa lutte d’attrition avec Blücher qui, aussi têtu que lui, n’est pas homme à renoncer tant qu’il lui reste un soldat."
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1813/05/21 : Bautzen, avec 524 h/2 Bons, perdant 18 officiers (le IIIe CA perdit 10000 h).

Extrait de mon « Plaidoyer pour le maréchal Ney à Bautzen » :

http://www.planete-napoleon.com/docs/Pl ... autzen.pdf

« … la division Ricard fut dirigée sur Purschwitz... et il n'y avait ni la place ni le temps d'en envoyer d'autres. Elle y perdit sans pouvoir déboucher plus de 1400 hommes sur les 3900 qu'elle alignait, soit une saignée de 36 % en une petite heure que les troupes de Blücher mirent à défiler sous le village, avec la ferme volonté de passer... et avec Neÿ sur leurs talons pour les stimuler. »
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1813/10/18 : Leipzig, avec 863 h/3 Bons (le VIe ayant rejoint), perdant 6 officiers.

Tout étant relatif c’est à Leipzig que, toutes proportions gardées, la 8e Division aura le moins souffert. Elle se trouvait en deuxième ligne dans le secteur de Paunsdorf. Contre-attaqua avec succès en fin de bataille, avant de reculer sous le nombre comme tout le front nord.
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1814/02/11 : Montmirail, avec moins de 100 h/3 Bons, perdant 4 officiers.

Extrait de mon article sur 1814 dans la « Revue de l’Académie Napoléon » N° 7 :

« … Français de la (petite) Division Ricard, seuls engagés par l’Empereur en attendant ses renforts, de faire durer le combat tout en usant l’ennemi. Ces braves tiendront deux heures dans Marchais, perdu et repris cinq fois, avant d’en être expulsés pour le compte vers trois heures de l’après-midi. »

Mais là ce moment là l'infanterie de la Vieille Garde sera en mesure de "prendre le relais" victorieux !
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Re: Le 9e Régiment d'infanterie légère

Messagepar KATARZYNSKI Nicolas sur 19 Juil 2021, 15:29

Merci D. Mané pour l'éclairage et la réponse sur le 9e léger.


Justement, avant d'avoir publié le topic, je n'avais pas pensé à consulter Gallica. L'erreur est réparée.

J'avais donc déniché (pour le moment) deux publications sur la guerre en 1813 :

- Fabry G., Journal des opérations des IIIe et Ve corps en 1813, R. Chapelot, Paris, 1902 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... rk=21459;2). Mais ça, vous l'avez bien mentionné dans l'un de vos PDF.
- Lanrezac, La manœuvre de Lützen, Berger-Levrault, Paris-Nancy, 1904 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... rk=21459;2).


La seule mention que j'ai trouvé sur ce régiment se trouve sur ce passage suivant :

La cavalerie ainsi repoussée et mise hors d'état d'inquiéter, la 11e division fut dirigée sur Kaya avec l'ordre de poster une brigade en avant de ce village. Pour exécuter ce mouvement, il fallut arrêter et chasser l'ennemi qui, voyant l'importance de ce point, faisait les plus grands efforts pour s'y maintenir. Sur ces entrefaites, le comte de Lobau porta au général Ricard t'ordre de s'emparer du village de Gros-Goerschen. Les dispositions d'attaque étant faites, le général Tarayre à la tête du 9" d'infanterie légère et du 17e provisoire, marcha sur ce village pendant que le 18e provisoire formant deux carrés en échelons restait en réserve derrière lui, vers le milieu de l'espace qui séparait les deux villages pour appuyer son mouvement, protéger son flanc gauche et assurer la retraite au besoin.
Le général Tarayre marcha franchement sur Gros-Goerschen malgré le feu meurtrier de l'ennemi, l'attaqua et s'empara des premières maisons mais, dans ce moment, l'ennemi qui avait fait avancer des forces considérables, déborda rapidement les flancs de la colonne et la couvrit de mitraille. Nos jeunes soldats hésitaient, mais enlevés par la voix et l'exemple de leurs chefs, ils continuèrent leur charge. L'ennemi, pour les repousser, fit avancer des troupes fraîches et de la cavalerie le combat devint plus opiniâtre. C'était une mêlée où la brigade accablée par le nombre cédait cher le terrain. Le générai Ricard témoin de l'impuissance de ses efforts, voulut la faire soutenir par le 18e mais une charge de cavalerie qui eut lieu à l'instant même, porta quelque désordre dans ses rangs et le général Tarayre, ramené par l'ennemi, fut forcé d'aller se ralliera droite de Kaya.


G. Fabry, 1902, p. 10.


Cordialement.
KATARZYNSKI Nicolas
 
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