Le 2e Grenadiers à pied de la Garde en 1815
(par Jean-Marc Boisnard, mel par Diégo Mané)
2ème RÉGIMENT DE GRENADIERS À PIED
Le régiment est issu du Corps royal des Grenadiers à pied de France dissous le 19/04/1815 à Courbevoie et rétabli comme 2ème Grenadiers à pied de la Garde Impériale.
Le 22/04/1815, l'Empereur annule l'ordre de passer de 150 à 200 hommes (officiers, sous-officiers et soldats) par Cie (ordre 2904 du Volume II d'Ordres et Apostilles d'A.Chuquet).
L'état de la Garde du 16/06/1815 trouve pour ce régiment 32 Officiers et 1063 Soldats
(d'après Derniers jours de la Grande Armée-Mauduit-1848)
Gloire et Empire N°1 trouve 31 officiers et 1041 soldats
Les carnets de la campagne N°7 trouve 1091 soldats
Idem Tradition Magazine HS N°20 et Les batailles oubliées-Ligny
d'après les ordres de batailles « classiques » le 1er bataillon compterait 18 officiers et 527 soldats pour un total de 545 hommes et le 2ème bataillon compterait 18 officiers et 527 soldats pour un total de 545 hommes
Le régiment sera dissous le 16/09/1815 à Issoudun, faisant partie de l'armée de la Loire.
ÉTAT-MAJOR
MAJOR-COMMANDANT MARÉCHAL DE CAMP Baron Joseph CHRISTIANI
AIDE-DE-CAMP
LIEUTENANT EN PREMIER Marie Maximilien Van GRAVE
CHEF DU 1er BATAILLON MAJOR Baron Juste GOLZIO
CHEF DU 2ème BATAILLON MAJOR François MARTENOT, Baron CHADELAS de CORDOUX
ADJUDANTS-MAJORS
CAPITAINE Armand de PERNON
CAPITAINE Michel JUNG
SOUS-ADJUDANTS-MAJORS
LIEUTENANT EN PREMIER Jean Baptiste Yon OTTHENIN
LIEUTENANT EN PREMIER Jean Pierre SÉNOT
OFFICIER PAYEUR LIEUTENANT EN PREMIER Augustin SARRAUTON
CHIRURGIEN-MAJOR François Joseph HÉRON
CHIRURGIEN AIDE-MAJOR Gaspard Ponsus Nicolas Marie Anne OLINET
Tableau récapitulatif des effectifs du 2ème Grenadiers à pied de la Garde
PETIT ÉTAT-MAJOR
SERGENT-MAJOR VAGUEMESTRE Joseph Marie MARMIER
NON ENRÉGIMENTÉS
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MAJOR-COMMANDANT
MARÉCHAL DE CAMP
Baron Joseph CHRISTIANI
Né le 27/02/1772 à Strasbourg (Bas-Rhin), fils de Louis Joseph (marchand) et de Marie Thérèse Gueran.
Mort le 06/04/1840 à Paris (Seine) dans le 6e arrondissement.
Il entre au service comme soldat dans le 81ème d'Infanterie ci-devant Boulonnais-Infanterie le 16/08/1790 qui devient 79ème d'Infanterie en 1791, est promu caporal le 01/12/1791 puis caporal-fourrier le 01/05/1792 et fait les campagnes de 1792 à 1793 à l'Armée des Alpes. Nommé sergent-major dans le 4ème Bataillon des volontaires du Mont-Blanc le 01/08/1793 lors de la formation de ce bataillon, étant alors appelé à l'Armée des Pyrénées-Orientales pour les campagnes des ans II et III, il s'illustre lors de la prise du fort Saint-Elme à Collioure en prairial an II (mai 1794). Promu sous-lieutenant le 25 frimaire an III (15/12/1794), il prend les fonctions d'adjudant-major le 1er nivôse suivant (21/12) et fait partie de la 15ème demi-brigade provisoire de Bataille à l'incorporation du 30 thermidor an III (17/08/1795) qui deviendra 3ème bataillon de la 11ème demi-brigade de Ligne le 21 floréal an IV (10/05/1796). De l'an III à l'an V, il est à l'Armée d'Italie commandée par le général Bonaparte.
Puis il rejoint l'Armée de Rome en l'an VI et celles de Naples et d'Italie pendant les ans VII et VIII. Blessé d'un coup de feu qui lui traverse la cuisse gauche à la bataille de La-Trebbia le 29 prairial an VII (17/06/1799) et fait prisonnier de guerre, il est libéré sur parole le 02 thermidor suivant (20/07). De l'an XI à l'an XIII, il combat avec l'Armée de Batavie, y est promu chef de bataillon le 25 floréal an XII (15/05/1804) au 11ème de Ligne et reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 25 prairial suivant (14/06). Il fait ensuite les campagnes de l'an XIV à la Grande Armée puis celles de 1806 à 1808 à l'Armée de Dalmatie. Major au 56ème de Ligne le 07/04/1809, il est nommé colonel le 05/06 suivant, à l'âge de 37 ans et après 18 ans et 9 mois de services, prenant le commandement du 18ème Léger avec lequel il s'illustre particulièrement à la bataille de Wagram.
Nommé colonel-major à la suite au Corps des Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 11/09 suivant, il le reste jusqu'en 1812, étant également fait Baron d'Empire par décret du 03/12/1809 et lettres patentes du 14/02/1810. Colonel commandant l'École d'Instruction de la Garde à Fontainebleau le 29/01/1811, il reçoit la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 07/05 suivant et participe à la campagne de Russie de 1812, revenant de la retraite de Moscou. D'abord commandant le régiment de Fusiliers-Grenadiers de la Garde le 18/01/1813, il prend la tête du 2ème Grenadiers de la Garde le 01/03 suivant et reçoit la croix de Commandant de la Légion d'honneur le 17/05.
Général de brigade le 30/08/1813 à l'âge de 41 ans et après 23 ans d'activité, il participe aux batailles de Dresde, de Wachau et de Leipzig. En 1814, d'abord à la tête des Flanqueurs de la Garde le 24/01, il défend Montmartre le 12/02 contre les troupes de la sixième coalition en tant que commandant de la 2ème division de la Vieille Garde à la bataille de Château-Thierry. Pendant la première Restauration, il garde son poste de major en second à la suite du Corps royal des Grenadiers à pied de France le 01/07/1814 et reçoit la croix de Chevalier de Saint-Louis le 25 du même mois.
Il rallie l'Empereur à son retour de l'île d'Elbe qui le nomme à la tête du 2ème Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815. Après le désastre de la campagne de Belgique, il suivra l'armée à Paris où il signera, avec dix-huit de ses frères d'armes, une énergique protestation contre les Bourbons à la Chambre des représentants le 02/07 puis il suivra la Garde derrière la Loire où ce Corps sera licencié.
A la seconde Restauration, il sera mis en non-activité le 16/09 suivant. Il retrouvera un poste d'inspecteur de l'infanterie d'abord dans la 21ème Division Militaire le 18/08/1816, puis dans la 5ème Division Militaire le 01/07 suivant et dans la 16ème Division Militaire le 30/06/1819 avant d'être mis en disponibilité le 01/01/1820 et retraité par l'ordonnance royale du 01/12/1824 avec jouissance au 01/01/1825. Il reprendra du service à la Révolution de 1830 comme commandant le département de la Somme le 04/08/1830 et sera définitivement retraité le 01/04/1834.
(d'après Choix de rapports opinions et discours..., l'Univers ou histoire et description de tous les peuples-1841, darnault-mil.com, Biographie des célébrités militaires..., La base Léonore du Ministère de la Culture à Chistiani, Compte de l'emploi du crédit affecté pour l'année 1839...-page 72, napoleon.gery.pl, Registre reconstitué des décès de la ville de Paris de Christi à Christin-page 29, Registre d'état civil de la paroisse de Saint-Laurent de Strasbourg de 1759 à 1776-page 219, Dictionnaire biographique des généraux...-G. Six-Tome I-page 239, https://gw.geneanet.org/bbellardy?n=chr ... les+joseph)
AIDE-DE-CAMP
LIEUTENANT EN PREMIER
Marie Maximilien Van GRAVE
Né le 30/11/1785 à Paris (Seine), fils de Maximilien François Guillain Philippe Joseph (échevin de Bruxelles) et d'Anne Marie Delforge.
Mort le 25/04/1825 sur l'île de Bornéo dans les Indes-Orientales.
Il entre au service comme vélite à la 1ère Cie du régiment de Vélites des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 30/03/1806 et participe aux campagnes de Prusse de cette fin d'année et de 1807 en Pologne, attaché à la 2ème Cie du 1er bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale. A la suite de l'Empereur en Espagne en 1808, il revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche.
En garnison à Paris en 1810 et 1811, il devient chasseur à la 2ème Cie de Chasseurs à pied de la Garde le 28/07/1810 et passe sous-lieutenant officier payeur du 1er Voltigeurs de la Jeune Garde le 27/04/1811. Il rejoint alors son poste à l'armée d'Espagne le 08/05 et se trouve blessé le 05/10 sur la route de Tordesilla à Zimancas. De retour à la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812, il revient de la retraite de Moscou, devient lieutenant et participe à la campagne de Saxe de 1813, recevant la croix de Membre de la Légion d'honneur le 30/08/1813. Promu capitaine, il est nommé lieutenant en premier aide-de-camp du général Christiani le 05/02/1814 lors de la campagne de France. A la première Restauration, il reste en poste près de son général.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme lieutenant en premier aide-de-camp auprès du général Christiani et fait la campagne de Belgique de juin 1815. A la seconde Restauration, il sera licencié et démissionnera sans indemnité du service de France le 02/06/1816. Rentré au Royaume des Pays-Bas, il partira pour les Indes-Orientales en 1819 où il sera nommé résident de Sambas et de Bornéo et sera tué dans un combat naval sur la rivière Pontianak.
(d'après Registre des généraux et aides-de-camp XEM 168-page 126 bis, darnault-mil.com, La base Léonore du Ministère de la Culture, https://gw.geneanet.org/lacourtt?n=de+g ... lien+marie, La Belgique héraldique...-Ch. Poplimont-Tome V-Gobl à Ho-1866-page 132, N° matricule 1016 du GR 20 YC 48 et matricule 2197 du GR 20 YC 38)
CHEF DU 1er BATAILLON
MAJOR
Baron Juste GOLZIO
Né le 02/07/1772 à Versailles (Seine-et-Oise), fils de Joseph (serrurier) et d’Élisabeth Vaudin.
Mort le 09/05/1850 à Versailles.
Il entre au service le 09/01/1790 comme soldat de la garde nationale de Versailles et passe sergent le 19/10/1791 dans le 4ème Bataillon des volontaires de Seine-et-Oise. Promu sergent-major le 19/08/1792, il sert à l'armée de la Moselle et y obtient les grades de sous-lieutenant le 19/10/1792 et de lieutenant le 05/08/1793, intégrant le 1er bataillon du 22ème d'Infanterie ci-devant Viennois-Infanterie. Parti à l'armée du Rhin-et-Moselle en l'an II, son bataillon entre dans la formation de la 43ème demi-brigade de Bataille lors du premier amalgame le 27 fructidor an II (13/09/1794) à l’Écluse.
Passé à l'Armée du Nord, il est blessé à l'épaule droite à l'affaire de Büderich le 19 frimaire an III (09/12/1794) et rejoint l'Armée de Batavie pour les campagnes de l'an IV à l'an VII, sa demi-brigade entrant dans la formation de la 54ème demi-brigade de Ligne au second amalgame le 26 prairial an IV (14/06/1796) à La Haye. Il prend alors part à l'attaque de Zijpe contre les anglo-russes le 24 fructidor an VII (10/09/1799) et à la bataille de Bergen le 3ème jour complémentaire de cette année (19/09), étant nommé capitaine sur le champ de bataille par le général Brune; grade confirmé par arrêté du Directoire du 17 vendémiaire an VIII (09/10/1799).
A l'Armée du Rhin aux ans VIII et IX, il revient en Hollande en l'an X et est embarqué pour l'expédition de Louisiane en l'an XI. Cette dernière étant annulée, il sert à l'Armée du Hanovre, sa demi-brigade étant transformée en 54ème de Ligne à l'organisation de l'an XII et lui-même étant nommé Membre de la Légion d'honneur le 25 prairial (14/06/1804).
Puis il fait partie du Ier Corps de la Grande Armée pour la campagne de frimaire an XIV (décembre 1805) contre l'Autriche et combat à Austerlitz le 11 de ce mois (02/12). En 1806, il sert contre la Prusse et participe à la bataille d’Iéna puis l'année suivante, il fait la campagne de Pologne pendant laquelle il est admis comme capitaine à la 2ème Cie du 1er bataillon du 2ème Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 28/03/1807. A la suite de l'Empereur en Espagne en 1808, il revient en Allemagne en 1809 pour la campagne d'Autriche et combat aux batailles d'Essling et de Wagram les 23/05 et 06/07, passant capitaine de la 4ème Cie du 1er bataillon du 1er Grenadiers à pied.
Promu chef de bataillon pour prendre en charge le 2ème bataillon du 6ème Tirailleurs de la Jeune Garde le 18/09/1811 à l'âge de 39 ans et après 21 ans et 8 mois de services, il fait la campagne de Russie de 1812, revient de la retraite de Moscou et passe avec son grade au 1er bataillon du 2ème Grenadiers à pied de la Garde le 01/03/1813 pour participer à la campagne de Saxe. Gratifié de la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 16/08, il se distingue particulièrement à la bataille de Dresde sous les ordres du colonel Christiani le 26 de ce mois et reçoit la croix de Chevalier de l'Ordre de la Réunion le 14/09. Il se fait à nouveau remarquer à la bataille de Wachau le 16/10 suivant puis participe à la campagne de France en 1814.
Créé Baron d'Empire par décret du 25/02/1814 après la bataille de Montmirail du 11/02 précédent où il s'est particulièrement illustré, il passe le 15/03 au 1er Grenadiers à pied de la Garde. A la première Restauration, il est conservé avec son grade dans le Corps royal des Grenadiers à pied de France le 01/07 et obtient la croix de Chevalier de Saint-Louis le 25 du même mois.
Au retour de Napoléon, il se rallie à lui et obtient le commandement du 1er bataillon du 2ème Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 19/04/1815 avec lequel il fera la campagne de Belgique de juin suivant puis retraitera sur Paris après la défaite du 18/06 à Mont-Saint-Jean et rejoindra l'Armée de la Loire. A la seconde Restauration, son régiment étant licenciée le 16/09/1815, il sera mis en demi-solde le 01/10 suivant et obtiendra sa retraite par l'ordonnance royale du 19/12/1821 avec jouissance du 19/10 précédent pour se retirer à Versailles.
(d'après l'Almanach Impérial, Fastes de la Légion d'honneur-Tome V-page 397, Biographie des hommes remarquables du département de Seine-et-Oise..., Bulletin des Lois du Royaume de France-VIIe Série-Tome XIV-1822-N° 501 bis-page 18, darnault-mil.com, La base Léonore du Ministère de la Culture)
CHEF DU 2ème BATAILLON
MAJOR
François MARTENOT, Baron CHADELAS de CORDOUX
Né le 18/02/1770 à Marcilly (Côte-d'Or), fils de Jean (manouvrier) et de Jacqueline Jacquette Richard.
Mort le 14/01/1850 à Villers-Cotterêts (Aisne).
Il entre au service comme soldat au 2ème Bataillon des volontaires de la Côte-d'Or le 18/08/1791 avec qui il fait la campagne de 1792 à l'Armée du Nord. Passé sergent le 16/09/1792 au 5ème Bataillon des volontaires de la Côte-d'Or, puis sous-lieutenant au 15ème Bataillon de la formation d'Orléans le 20/06/1793 alors à l'Armée de l'Intérieur, en Vendée, il reste dans l'Ouest jusqu'en l'an IV sans avancement, au sein de la 64ème demi-brigade de Ligne suite au second amalgame le 24 brumaire an V (14/11/1796). Puis il demande et obtient de partir pour la campagne d'Italie avec sa 64ème demi-brigade de Ligne le 24 brumaire an V (14/11/1796), étant blessé au visage devant Mantoue et à nouveau d'un coup de feu à la jambe droite devant Naples en l'an VII.
De retour en France ce dernier an, il est envoyé à l'Armée de l'Ouest puis passe à l'Armée d'observation des Côtes le 24 thermidor an VIII (12/08/1800). Remarqué, il est nommé lieutenant au régiment des Chasseurs à pied de la Garde Consulaire le 16 messidor an X (05/07/1802) dans la 6ème Cie du 2ème bataillon et est envoyé au camp de Boulogne où il reste cantonné pendant deux ans; son Corps devenant Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 1er vendémiaire an XI (23/09/1802). Décoré de la croix de Membre de la Légion d'honneur le 16 pluviôse an XII (06/02/1804) et promu capitaine aux Chasseurs à pied de la Garde le 06 frimaire an XIV (27/11/1805), il est présent à la bataille d'Austerlitz cinq jours plus tard.
Puis il est fait capitaine adjudant-major dans les Vélites des Chasseurs à pied au début de 1806 et passe le 01/10 au 1er Grenadiers à pied avec lequel il participe à la bataille d’Iéna le 14/10 lors de la campagne de Prusse. Il passe avec son grade au 1er bataillon des Fusiliers-Grenadiers de la Garde le 01/02/1807 pour la campagne de Pologne et se trouve aux batailles d'Eylau et d'Heilsberg où il est blessé d'un coup de feu à la tête. La paix de Tilsit étant signée, il rentre en France, cantonné à Paris, jusqu'à la campagne d'Autriche de 1809. Il combat alors à la bataille d'Essling le 22/05 et reçoit la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 05/06 suivant. Puis il part pour l'Espagne en 1810 où il est créé Chevalier d'Empire sous le nom de Chadelas de Cordoux le 15/03 et lettres patentes du 03/08 suivant.
Chef de bataillon du 2ème bataillon du 3ème Tirailleurs de la Jeune Garde le 06/12/1811 à l'âge de 41 ans et après 20 ans et 3 mois d'activité, il participe au siège de Sagonte et à la bataille de Vitoria en avril 1813 où il est de nouveau blessé d'un coup de feu à la jambe droite en culbutant un fort parti d'espagnols et reçoit le titre de Baron de Cordoux le 06/04. Il passe avec son grade au 2ème Grenadiers à pied de la Garde le 22/01/1813 et quitte l'Espagne pour l'Allemagne, se signalant aux batailles de Dresde et de Leipzig où il acquiert les croix de Chevalier de l'Ordre de la Couronne-de-Fer le 22/11/1813 et de Chevalier de l'Ordre de la Réunion le 28 du même mois. Il participe encore à la campagne de France de 1814. Pendant la première Restauration, il garde son grade dans le Corps royal des Grenadiers à pied de France où il est nommé le 01/07/1814 et reçoit la décoration de Chevalier de Saint-Louis le 25/07 suivant.
Au retour de l'Empereur de l'île d'Elbe, il se rallie à lui et obtient le commandement du 2ème bataillon du 2ème Grenadiers de la Garde Impériale le 19/04/1815. Il se battra à Mont-Saint-Jean le 18/06 où il sera blessé d'un coup de biscaïen au flanc droit et aurait répondu le fameux “merde” au général anglais qui le sommera de se rendre. Nommé colonel sur le champ de bataille et Commandant dans l'ordre de la Légion d'honneur, il reviendra en France et suivra l'Armée sur Paris puis sous la Loire. A la seconde Restauration, il sera mis en non-activité au licenciement du régiment, se retirera à Vauxbuin dans l'Aisne où il obtiendra sa retraite par ordonnance royale du 10/10/1821 avec jouissance du 18/08 précédent.
(d'après l'Almanach Impérial, Victoires conquêtes désastres revers...., Bulletin des Lois du Royaume de France-VIIe Série-Tome XIII-1822-N° 492 bis-page 14, darnault-mil.com, La base Léonore du Ministère de la Culture, Registre d'état civil de la commune de Villers-Cotterêt de 1847 à 1851-page 292, https://gw.geneanet.org/jjacotot?n=mart ... p=francois, Tableaux par Corps et par batailles des officiers...-Martinien-page 68)
NB : il commande bien le second bataillon du 2ème Grenadiers à pied de la Garde le 18/06/1815 La sabretache-1914-page 625
ADJUDANTS-MAJORS
CAPITAINE
Armand de PERNON
Né le 09/07/1786 à Marolles-en-Brie (Seine-et-Oise), fils de Louis Simon (écuyer, administrateur général de la Loterie Royale) et d'Anne Adélaïde Marie Octavie Lormier de Chamilly.
Mort le 03/06/1824 à Lyon (Rhône).
Petit-fils du Premier Valet de Louis XVI, Monsieur de Chamilly, il entre au service comme soldat, engagé volontaire au 15ème de Ligne le 05 pluviôse an XIII (25/01/1805), passe caporal le 1er floréal (21/04), obtient les fonctions de fourrier le 20 du même mois (10/05) et devient sergent le 1er frimaire an XIV (22/11/1805). Il rejoint la Grande Armée pour la campagne de Pologne de 1807 durant laquelle il est promu sous-lieutenant le 19/02 et se trouve blessé d'un coup de feu à la tête à la bataille de Friedland le 14/06 suivant. Nommé au grade de lieutenant le 07/07/1808, il suit l'Empereur pour la campagne d'Espagne de cette fin d'année et revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche.
Reparti aux armées d'Espagne pour les campagnes de la péninsule de 1810 à 1812, il reçoit les fonctions d'adjudant-major le 26/09/1810 et entre comme lieutenant en second dans les Fusiliers-Grenadiers de la Garde Impériale le 17/02/1811 sous les ordres du Comte Dorsenne. Promu au grade de lieutenant en premier à la 2ème Cie du 1er bataillon le 07/09 suivant, il reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 24/05/1812. Appelé à la Grande Armée en Allemagne en 1813 pour la campagne de Saxe, il entre au 1er Grenadiers à pied de la Garde avec le grade de capitaine adjudant-major le 08/04/1813 à l'âge de 26 ans et après 8 ans et 2 mois de services et fait encore la campagne de France de 1814. A la première Restauration, il est placé comme capitaine adjudant-major à la suite du Corps royal des Grenadiers à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il reprend ses fonctions de capitaine adjudant-major au 2ème Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 19/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié en septembre 1815 et mis en demi-solde dont il ne sera pas relevé.
(d'après darnault-mil.com, Le cimetière de Loyasse...-page 271, l'Almanach Impérial, N° matricule 2774 du GR 21 YC 133, Registre d'état civil de la paroisse de Marolles-en-Brie de 1772 à 1797-page 69, Registre des décès de la commune de Lyon du 01/01/1824 au 28/06/1824-page 198)
CAPITAINE
Michel JUNG
Né le 25/03/1785 à Sarrelouis (Moselle), fils de Georges (sergent au régiment de Nassau) et d'Anne Bour.
Mort le 06/06/1861 à Freistroff (Moselle).
Il entre au service comme tambour, soldat réquisitionné, le 1er pluviôse an V (20/01/1797) à la 37ème demi-brigade de Ligne et fait les campagnes des ans V à IX à l'armée du Rhin. Nommé caporal-fourrier le 19 thermidor an IX (07/08/1801), il passe l'an X au Corps d'observation de la Gironde. Sergent-major le 1er vendémiaire an XII (24/09/1803) lorsque sa demi-brigade devient 37ème de Ligne et adjudant sous-officier le 21 ventôse an XIII (12/03/1805), il est embarqué sur le vaisseau « L'Invincible » du 05 germinal suivant (26/03/1805) au 06 vendémiaire an XIV (28/09/1805) et reste au camp de Brest par la suite. Promu au grade de sous-lieutenant le 01/06/1807, il reste stationné en Hollande de cette dernière année à 1810. Il y reçoit les épaulettes de lieutenant le 06/05/1809 puis celles de capitaine le 03/03/1811 pour prendre rang au régiment de conscrits-réfractaires de Walcheren mais passe bientôt lieutenant en second au 1er Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 19/04 puis est nommé lieutenant en premier au 2ème Grenadiers à pied le 06/12 suivant.
C'est à ce poste qu'il sert durant la campagne de Russie de 1812, recevant la croix de Membre de la Légion d'honneur le 05/06. Revenu de la retraite de Moscou, il obtient les fonctions de sous-adjudant-major le 28/02/1813 pour la campagne de Saxe de cette dernière année et se voit gratifier de la croix de Chevalier de l'Ordre de la Réunion décernée le 28/11. Nommé capitaine adjudant-major le 22/01/1814 à l'âge de 28 ans et après 17 ans de services, il prend rang au régiment de Fusiliers-Grenadiers de la Garde pour la campagne de France. Il reçoit la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 25/02/1814 et se trouve blessé d'un coup de feu à la hanche droite trois jours plus tard le 28/02 au combat de Lizy. A la première Restauration, il est maintenu à l'activité comme capitaine au Corps royal des Grenadiers à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il reprend son poste de capitaine adjudant-major au 2ème Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 19/04/1815 et participera à la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration il sera mis en non-activité au licenciement de son régiment à Issoudun le 16/09/1815 et rentrera dans ses foyers à Freistroff d'où il obtiendra sa solde de retraite par ordonnance royale du 10/05/1829 avec jouissance au 25/03 précédent.
(d'après darnault-mil.com, La base Léonore du Ministère de la Culture, Bulletin des Lois du Royaume de France-Tome X-1829-N°298 bis-page 20, Tables décennales de la commune de Freistroff de 1792 à 1952-page 103, N° matricule 866 du GR 21 YC 329)
SOUS-ADJUDANTS-MAJORS
LIEUTENANT EN PREMIER
Jean Baptiste Yon OTTHENIN
Né le 05/08/1784 à Nancy (Meurthe), fils de Pierre Louis (avocat au Parlement) et de Jeanne Barbe Marie Marthe Reine Desmaretz.
Mort le à 28/12/1848 à Nancy.
Il entre au service comme soldat, engagé volontaire, à la 4ème demi-brigade de Ligne le 1er nivôse an XI (22/12/1802) et passe caporal le 05 prairial (25/05/1803) avec les fonctions de fourrier le 08 de ce mois (28/05) pour participer aux campagnes des ans XII et XIII au camp de Saint-Omer de l'armée des Côtes-de-l'Océan où sa demi-brigade est transformée en 4ème de Ligne. Promu sergent le 11 fructidor an XIII (29/08/1805), il combat en Autriche au sein de la Grande Armée en l'an XIV et fait ensuite la campagne de Prusse de fin 1806 parvenant au grade de sergent-major le 23/11. Blessé d'un coup de feu à la tête à la bataille d'Eylau le 07/02/1807 lors de la campagne de Pologne, il stationne en Allemagne en 1808 et devient adjudant sous-officier le 28/03/1809 avant de participer à la guerre contre l'Autriche.
Élevé au grade de sous-lieutenant le 28/07 suivant, il sert dans diverses garnisons de la 15ème Division Militaire et au camp de Boulogne en 1810 et 1811, étant promu lieutenant le 28/12/1810 avec les fonctions d'adjudant-major le 21/09/1811. Admis comme lieutenant en second au 1er Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 06/12 suivant, il participe à la campagne de Russie de 1812, recevant la croix de Membre de la Légion d'honneur à l'ouverture de la campagne le 05/06. Revenu de la retraite de Moscou, il passe lieutenant en premier sous-adjudant-major au 2ème Grenadiers à pied le 08/04/1813 à l'âge de 29 ans et 8 mois et après 10 ans et 3 mois de services pour combattre lors de la campagne de Saxe de cette année et fait encore celle de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en service comme lieutenant en premier au Corps royal des Grenadiers à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il retrouve son poste de lieutenant en premier sous-adjudant-major au 2ème Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 19/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant, étant blessé le 18/06 à la bataille de Mont-Saint-Jean. A la seconde Restauration, il sera licencié le 16/09/1815 à Issoudun et placé en demi-solde. Il retrouvera un emploi de capitaine au 51ème de Ligne en 1823, passera au 21ème de Ligne en 1828 et obtiendra sa retraite par l'ordonnance royale du 04/08/1833 avec jouissance au 16/05 précédent pour se retirer à Nancy.
(d'après darnault-mil.com, La base Léonore du Ministère de la Culture, N° matricule 1255 du GR 21 YC 33, Registre des décès de la ville de Nancy de 1848 à 1849-page 286, Bulletin des Lois du Royaume de France-IXe Série-IIe Partie-IIe section-Tome III-1833-page 228, Annuaires de l'état militaire de France, https://gw.geneanet.org/touvet?n=otthen ... ptiste+yon, Tableaux par Corps et par batailles des officiers...-Martinien-page 68)
LIEUTENANT EN PREMIER
Jean Pierre SÉNOT
Né le 24/05/1790 à Briançon (Hautes-Alpes), fils de Jean Nicolas (tambour-major au régiment d'Austrasie) et de Marie Anne Pichon.
Mort le 12/02/1855 à Paris (Seine).
Fils du célèbre tambour-major des Grenadiers à pied de la Garde des Consuls, il entre au service directement comme grenadier à la 10ème Cie du Corps des Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 21 pluviôse an XIII (10/02/1805) et participe à la campagne d'Autriche de l'an XIV, à celle de Prusse de 1806 et à celle de Pologne de 1807. Il accompagne ensuite l'Empereur pour la campagne d'Espagne de 1808 et revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche. Nommé caporal le 03/06, il obtient les fonctions de fourrier le 28 de ce mois et revient en France où il reste en garnison en 1810 et 1811.
Passé sergent-major à la 4ème Cie des Tirailleurs-caporaux du bataillon d'Instruction de la Garde le 29/03 de cette dernière année, il reste dans cette position en 1812 et passe lieutenant en second sous-adjudant-major aux Fusiliers-Grenadiers de la Garde le 18/01/1813 pour faire la campagne de Saxe de cette dernière année. Il est décoré de la croix de Membre de la Légion d'honneur le 30/08 à Dresde, trois jours après la bataille autour de cette ville puis est blessé d'un coup de feu au genou droit à la bataille de Leipzig le 18/10 et reçoit le grade de lieutenant en premier sous-adjudant-major le 20/11 suivant à l'âge de 23 ans et après 8 ans et 9 mois de services. Il participe encore à la campagne de France de 1814, étant blessé d'un coup de feu au genou gauche devant Meaux le 01/03. A la première Restauration, il passe pour son grade au Corps royal des Grenadiers à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est maintenu en fonction avec son grade de lieutenant en premier sous-adjudant-major au 2ème Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 13/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant durant laquelle il sera blessé le 18/06 à la bataille de Mont-Saint-Jean. A la seconde Restauration, il sera licencié et mis en non-activité puis sera admis au traitement de réforme le 05/02/1823 et retraité par l'ordonnance royale du 06/03/1842 avec jouissance au 01/02 précédent.
(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, Bulletin des Lois du Royaume de France-IXe Série-Partie supplémentaire-Tome XXI-1842-page 246, N° matricule 4060 du GR 20 YC 5bis, Tableaux par Corps et par batailles des officiers...-Martinien-page 68)
OFFICIER PAYEUR
LIEUTENANT EN PREMIER
Augustin SARRAUTON
Né le 08/11/1779 à Dax (Landes), fils de Pierre (notaire royal et procureur du Présidial) et de Marie Françoise Labarthe.
Mort le 20/06/1849 à ?
Il entre au service comme pilotin à bord du cutter "La Loyauté" le 20 vendémiaire an V (11/10/1796) et passe timonier sur le brick "Le Réfléchi" le 25 brumaire (15/11). En croisière dans les Pertuis, il est blessé d'un éclat d'obus à la jambe gauche et fait prisonnier de guerre le 12 nivôse suivant (01/01/1797) pour rentrer en France et être nommé sur la gabarre "La Lionne" le 22 floréal an VIII (12/05/1800) puis passe sur la gabarre "La Joie" le 15 fructidor an IX (02/09/1801). Il fait alors la campagne de l'an IX en croisière dans les Açores et devient matelot de première classe dans la Marine de la Garde Impériale le 28 brumaire an XII (20/11/1803).
A l'Armée des Côtes-de-l'Océan ce dernier an, il participe à la campagne de 1806 contre la Prusse pour être fait brigadier-fourrier le 01/01/1807 lors de la campagne de Pologne. Venu en Poméranie suédoise lors de l'occupation de ce territoire en 1808, il rejoint la Grande Armée pour la campagne d'Espagne de cette fin d'année, étant blessé dans une rencontre d'un coup de feu à la cuisse droite, et devient contre-maître sergent le 01/03/1809. Nommé lieutenant en second au bataillon des Vélites de Turin le 07/03/1810, il rejoint la Grande Armée sur les bords du Niemen en 1812 pour la campagne de Russie étant promu lieutenant en premier le 09/08 de cette dernière année à 32 ans et après 15 ans et 9 mois de services. Passé lieutenant en premier aux Fusiliers-Grenadiers de la Garde Impériale le 08/04/1813 lors de la campagne de Saxe, il obtient la croix de Membre de la Légion d'honneur le 17/05 et fait encore la campagne de France de 1814. A la première Restauration, il est placé avec son grade au Corps royal des Grenadiers à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est fait officier payeur avec le grade de lieutenant en premier au 2ème Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 19/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié le 16/09/1815 à Issoudun puis placé en demi-solde et retrouvera un emploi de capitaine à la Légion des Landes en 1817 ou 1818 qui deviendra 18ème de Ligne en 1821 et obtiendra sa retraite par l'ordonnance royale du 10/05/1829 avec jouissance au 01/01 précédent pour se retirer à Pouillon (Landes).
(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, Annuaire officiel des officiers de l'armée active-1819, Bulletin des Lois du Royaume de France-VIIIe Série-Tome X-1829-N°298 bis page 16, darnault-mil.com)
CHIRURGIEN-MAJOR
François Joseph HÉRON
Né le 24/03/1769 à Beaulieu-les-Loches (Indre-et-Loire), fils de François (maître en chirurgie) et de Marie Véronique Caillet.
Mort le 11/07/1832 à Paris (Seine).
Il entre au service le 15/04/1792 comme élève chirurgien sous-aide-major à l'Armée du Nord, est fait prisonnier de guerre à Louvain le 10/08 pour être relâché le 15/09 suivant et passe sous-aide-major titulaire trois jours plus tard, le 18/09 alors qu'il retrouve l'Armée du Nord pour les campagnes de 1792 à l'an III. Blessé pendant le siège de Valenciennes d'un éclat de bombe qui lui fracture le tibia de la jambe gauche le 15/08/1793, il y a été promu aide-major de première classe deux jours plus tôt, le 13/08 et est nommé à l'armée des Côtes-de-Cherbourg le 07 fructidor an IV (24/08/1796) pour les campagnes de l'an IV à l'an VI.
Il devient chirurgien-major du 11ème Hussards le 10 messidor an V (28/06/1797) et suit son régiment à l'Armée d'Italie pour les campagnes de l'an VII à l'an IX quand il est fait chirurgien-major de la 21ème demi-brigade de Ligne le 07 ventôse an VII (25/02/1799). Nommé chirurgien-major de première classe le 29 floréal (18/05), il est de nouveau blessé d'un coup de balle au genou droit à l'affaire de La-Trebbia le 30 prairial suivant (18/06). Maintenu chirurgien-major de son régiment à l'organisation du 15 pluviôse an X (04/02/1802), il le suit à l'armée Gallo-Batave pour les campagnes des ans X à XII. Il reste à sa demi-brigade devenue 21ème de Ligne le 1er vendémiaire an XII (24/09/1803) pour stationner en Hollande en l'an XIII, au camp de Bruges.
Il fait ensuite partie de la Grande Armée pour les campagnes de l'an XIV en Autriche, de 1806 en Prusse et de 1807 en Pologne, recevant la croix de Membre de la Légion d'honneur le 14/04 de cette dernière année. Passé avec la Grande Armée en Espagne en 1808, il revient en Allemagne en 1809 pour la campagne contre l'Autriche et stationne en Prusse en 1810 et 1811. Nommé chirurgien-major du 2ème Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 18/02/1812, il participe à la campagne de Russie cette année-là, à celle de Saxe de 1813 et à celle de France de 1814, obtenant la décoration de Chevalier de l'Ordre de la Réunion le 02/04/1814. A la première Restauration, il est mis à la retraite le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il reprend son poste de chirurgien-major au 2ème Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 19/04/1815 et participera à la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié le 16/09/1815 à Issoudun et remis à la retraite pour exercer la médecine à Paris.
(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, darnault-mil.com)
CHIRURGIEN AIDE-MAJOR
Gaspard Ponsus Nicolas Marie Anne OLINET
Né le 24/06/1790 à Saint-Émiland (Saône-et-Loire), fils de Louis (maître de forge) et de Nicole Étienne Charpy.
Mort le 16/04/1849 à Paris (Seine).
Il entre au service comme élève chirurgien à l'hôpital du Val-de-Grâce de Paris en 1809 et devient sous-aide-major à cet hôpital le 09/04/1812. Admis comme chirurgien aide-major au 6ème Tirailleurs de la Jeune Garde Impériale le 18/01/1813, il passe aux Fusiliers-Grenadiers de la Garde le 01/03 et participe à la campagne de Saxe de cette année ainsi qu'à celle de France de 1814, ayant été décoré de la croix de Chevalier de l'Ordre de la Réunion le 28/11/1813. A la première Restauration, il n'est pas compris dans l'organisation des Grenadiers à pied de France et se trouve donc mis en demi-solde le 30/06/1814 avec une possibilité d'intégrer un régiment de Ligne en tant que chirurgien-major.
Aux Cent-Jours, il est remis en activité comme chirurgien aide-major du 2ème Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 19/04/1815 et doit normalement rejoindre le 4ème Tirailleurs de la Jeune Garde le 30/04 mais reste à son poste au 2ème Grenadiers et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié le 16/09/1815 à Issoudun et rentrera dans la vie civile.
(d'après darnault-mil.com, Registre reconstitué des décès de Paris de Olin à Olislagers-page 37, Registre d'état civil de la paroisse de Saint-Émiland de 1780 à 1792-page 114, https://gw.geneanet.org/mclhuillery?n=o ... marie+anet)
CHIRURGIEN SOUS-AIDE-MAJOR
Tableau récapitulatif des effectifs du 2ème Grenadiers à pied de la Garde
1er Bataillon, 15 officiers et 569 soldats = 584 hommes
État-Major, 3 officiers = 3 hommes
1ère Cie, 3 officiers et 143 soldats = 146 h
2e Cie, 3 officiers et 143 soldats = 146 h
3e Cie, 3 officiers et 144 soldats = 147 h
4e Cie, 3 officiers et 139 soldats = 142 h
2e Bataillon, 15 officiers et 552 soldats = 567 hommes
État-Major, 3 officiers = 3 h
1ère Cie, 3 officiers et 143 soldats = 146 h
2e Cie, 3 officiers et 143 soldats = 146 h
3e Cie, 3 officiers et 144 soldats = 147 h
4e Cie, 3 officiers et 139 soldats = 142 h
État-Major régimentaire, 11 officiers (-6) et 21 soldats = 33 (-6) h
À la suite et/ou Non Enrégimenté 1 officier = 1 h
Total : 36 officiers et 1142 soldats = 1178 hommes
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À suivre ... Le Petit État-Major du 2e Grenadiers à pieds de la Garde en 1815


